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14/01/2021

Réforme à l’aller – Faillites au retour

La Fédération des Taxis, Voitures de location et ambulances se montre consternée par la récente publication de l’adaptation de la loi sur les taxis et l’élargissement du cadre légal aux voitures de location avec chauffeur. En effet, l’avant-projet de loi arrive à un moment où le secteur, touché de plein fouet par la crise sanitaire, tente, tant bien que mal, de survivre.

La fédération tire l’attention sur le fait que les conséquences économiques de la crise sanitaire sur le secteur sont à ce jour inconnues.

La perte de travail s’élève à environ 90% depuis un an, ce qui engendre la faillite de beaucoup d’indépendants. Les grandes sociétés ont dû s’endetter pour maintenir l’emploi. 149 entreprises assurent actuellement un emploi d’environ 980 employés.

La Fédération soutien le fait que le Ministère veut « faire jouer la concurrence du marché », mais pas à tout prix ! Le secteur se retrouve quasiment à l’arrêt complet, or, beaucoup d’indépendants ont investi dans les voitures Zéro émissions. Avec l’ouverture du marché, ces investissements vont perdre leur valeur.

La Fédération est d’avis que cette réforme aura également des conséquences négatives pour le consommateur : avec l’abolition des zones géographiques, les prestataires risquent de desservir plus que les zones urbaines avec une clientèle plus facile à atteindre (à savoir Luxembourg-Ville), entraînant ainsi une désertification des autres régions du pays.

En ce qui concerne l’abolition de la limite du nombre de licences émises, donc d’une libéralisation du marché, la Fédération est étonnée de retrouver cette mesure puisque celle-ci n’a jamais été à l’ordre du jour des multiples réunions organisées depuis 2019 entre la Fédération et le Ministère en vue de la préparation de ladite réforme. De plus, des initiatives prises dans le même sens à l’étranger ont entraîné l’effet contraire de ce qui était désiré.

 

 

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En 2015, la CNS nous impose un agrément, sans aucune concertation préalable.

Face à cette décision unilatérale, une première réunion entre tous les prestataires s’impose. Où, qui, comment, pourquoi ? Autant de questions sans réponses à ce moment-là. Nous n’étions pas représentatifs.

Nous nous sommes alors tournés vers la Fédération des Artisans et avons profité de la réforme pour créer notre propre fédération. J’en suis devenu le président.

Un sujet sensible nous préoccupait particulièrement : le besoin d’optimiser la procédure de prise en charge. Nous avons entamé les premières discussions avec les différentes autorités (le ministère de la Santé, la CNS, l’UEL, la Société ORL, etc.).

Aujourd’hui, nous sommes représentatifs et surtout devenus incontournables dans ces discussions. Grâce à nos conseillers et à la structure opérationnelle de la fédération, nous sommes parvenus à implémenter une procédure de prise en charge qui répond désormais aux besoins de chacun.

Mais adhérer à la Fédération des Artisans, c’est aussi, au travers des différents meetings, s’ouvrir à de nouveaux réseaux, et surtout se sentir encadrés, informés et soutenus par une équipe pluridisciplinaire.

Guy Lejeune | Gérant d’Audièse et Président de la Confédération des Métiers de la Santé a.s.b.l.