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16/02/2023

Les employeurs responsables de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ? Vraiment OGB-L ?

 

Selon l’OGB-L, les employeurs sont responsables de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans l’artisanat, car ils refuseraient d’améliorer les conditions de travail par le biais de conventions collectives.

Mis à part le fait que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée touche actuellement l’ensemble de l’économie, l’OGB-L défend une thèse audacieuse.

Les relations de travail au Luxembourg sont, notamment à l’instigation des syndicats, régies le droit du travail jusque dans les moindres détails et ne laissent guère de marge de manœuvre pour des solutions sectorielles qui pourraient offrir une plus-value tant pour le salarié que pour l’employeur.

Les conventions collectives ont un sens là où des solutions gagnant-gagnant peuvent être négociées entre les employeurs et les salariés.

Avec l’OGB-L, qui est idéologiquement ancré dans le milieu du 19e siècle et qui considère le travail salarié comme une relation d’oppression, les situations gagnant-gagnant sont très difficiles à atteindre.

Le monde du travail n’est plus celui d’il y a cent ans. L’artisanat n’est plus le même qu’il y a 100 ans.

Des milliers de petits patrons de PME tentent chaque jour, avec leurs salariés, d’améliorer les conditions de travail tout en s’en sortant économiquement. Ce n’est pas facile, mais on y travaille. Le dialogue social vit et fonctionne tous les jours dans les entreprises. Dans l’artisanat aussi, les salaires sont bons et la performance est récompensée.

Peut-être que les conventions collectives se porteraient mieux si un syndicat moderne, ouvert d’esprit et tourné vers l’avenir siégeait à la table des négociations, plutôt qu’un vestige de l’époque de la lutte des classes.

 

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