
Alors que le débat politique se concentre actuellement sur une plus forte régulation des loyers, la Fédération des Artisans appelle à ne pas se tromper de diagnostic : le Luxembourg souffre depuis des années avant tout d’un manque structurel de logements.
La pression sur le marché locatif est réelle. Mais elle n’est que la conséquence d’un problème plus profond : on ne construit pas assez.
« Réguler un marché en pénurie ne crée pas de logements. Cela risque au contraire d’aggraver la situation. »
La focalisation actuelle sur le locatif donne l’illusion d’une solution rapide. En réalité, elle risque d’envoyer un signal négatif aux très rares investisseurs et de freiner encore davantage la construction de nouveaux logements — précisément ce dont le pays a le plus besoin.
La situation est préoccupante :
· les ménages peinent de plus en plus à se loger ;
· les entreprises rencontrent des difficultés croissantes pour recruter et la pression sur les salaires ne cesse de croitre ;
· le marché du travail est directement affecté par le manque de logements disponibles.
La pénurie de logements est devenue un enjeu économique et social majeur.
Dans ce contexte, la Fédération des Artisans appelle à recentrer le débat sur les véritables priorités :
· construire plus, plus vite et de manière durable ;
· mise en place d’un nouveau paquet de mesures en vue de la relance du marché du logement
· relancer avec tous les moyens le logement neuf, aujourd’hui en forte difficulté ;
· garantir des conditions d’investissement stables et attractives dans le logement locatif
· revoir les exigences techniques des bâtiments afin de réduire le coût d’accès au logement
· accélérer les procédures et lever les blocages administratifs.
Le Luxembourg ne peut pas réguler sa sortie de crise. Il doit la construire.
Toute politique du logement qui ignore cette réalité prend le risque d’aggraver la pénurie au lieu de la résoudre.