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13/11/2025

Directive européenne sur les salaires minimaux : Ce qu’il faut savoir maintenant

La Fédération des Artisans souhaite clarifier les effets réels de la directive européenne sur les salaires minimaux et de la récente décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Plusieurs interrogations circulent sur un éventuel relèvement du salaire social minimum (SSM) : il n’en est rien.

Aucun automatisme, aucune hausse imposée

La directive européenne ne prévoit aucune augmentation automatique du salaire minimum dans les États membres.
Elle n’impose ni seuil chiffré, ni obligation d’atteindre un pourcentage du salaire moyen ou médian. Les références internationales parfois évoquées sont indicatives, non contraignantes.

Le Luxembourg conserve donc 100 % de sa compétence nationale pour fixer et adapter son salaire social minimum.

Le Luxembourg est déjà largement au-dessus des standards européens

Avec un SSM de 2 637,79 € depuis janvier 2025, le Luxembourg applique l’un des salaires minima les plus élevés d’Europe.
Le mécanisme luxembourgeois — indexation automatique et réévaluation régulière — assure que le salaire minimum évolue en fonction du coût de la vie et de la situation économique du pays.

Aucun effet de rattrapage n’est nécessaire.

  • Le gouvernement n’est soumis à aucune pression européenne pour relever le SSM.
  • Préserver l’emploi et les petites entreprises

La Fédération des Artisans rappelle qu’une hausse du SSM a des conséquences directes sur la viabilité des petites entreprises, en particulier celles employant des salariés peu qualifiés.
Le gouvernement a également une responsabilité envers

– l’employabilité des personnes non qualifiées,

– le tissu économique composé majoritairement de très petites entreprises.

Un équilibre doit être maintenu pour préserver l’activité locale, les emplois et la compétitivité du pays.

Emma Jacquin
Author: Emma Jacquin

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En 2015, la CNS nous impose un agrément, sans aucune concertation préalable.

Face à cette décision unilatérale, une première réunion entre tous les prestataires s’impose. Où, qui, comment, pourquoi ? Autant de questions sans réponses à ce moment-là. Nous n’étions pas représentatifs.

Nous nous sommes alors tournés vers la Fédération des Artisans et avons profité de la réforme pour créer notre propre fédération. J’en suis devenu le président.

Un sujet sensible nous préoccupait particulièrement : le besoin d’optimiser la procédure de prise en charge. Nous avons entamé les premières discussions avec les différentes autorités (le ministère de la Santé, la CNS, l’UEL, la Société ORL, etc.).

Aujourd’hui, nous sommes représentatifs et surtout devenus incontournables dans ces discussions. Grâce à nos conseillers et à la structure opérationnelle de la fédération, nous sommes parvenus à implémenter une procédure de prise en charge qui répond désormais aux besoins de chacun.

Mais adhérer à la Fédération des Artisans, c’est aussi, au travers des différents meetings, s’ouvrir à de nouveaux réseaux, et surtout se sentir encadrés, informés et soutenus par une équipe pluridisciplinaire.

Guy Lejeune | Gérant d’Audièse et Président de la Confédération des Métiers de la Santé a.s.b.l.