La Fédération des Artisans souhaite clarifier les effets réels de la directive européenne sur les salaires minimaux et de la récente décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Plusieurs interrogations circulent sur un éventuel relèvement du salaire social minimum (SSM) : il n’en est rien.
Aucun automatisme, aucune hausse imposée
La directive européenne ne prévoit aucune augmentation automatique du salaire minimum dans les États membres.
Elle n’impose ni seuil chiffré, ni obligation d’atteindre un pourcentage du salaire moyen ou médian. Les références internationales parfois évoquées sont indicatives, non contraignantes.
Le Luxembourg conserve donc 100 % de sa compétence nationale pour fixer et adapter son salaire social minimum.
Le Luxembourg est déjà largement au-dessus des standards européens
Avec un SSM de 2 637,79 € depuis janvier 2025, le Luxembourg applique l’un des salaires minima les plus élevés d’Europe.
Le mécanisme luxembourgeois — indexation automatique et réévaluation régulière — assure que le salaire minimum évolue en fonction du coût de la vie et de la situation économique du pays.
Aucun effet de rattrapage n’est nécessaire.
- Le gouvernement n’est soumis à aucune pression européenne pour relever le SSM.
- Préserver l’emploi et les petites entreprises
La Fédération des Artisans rappelle qu’une hausse du SSM a des conséquences directes sur la viabilité des petites entreprises, en particulier celles employant des salariés peu qualifiés.
Le gouvernement a également une responsabilité envers
– l’employabilité des personnes non qualifiées,
– le tissu économique composé majoritairement de très petites entreprises.
Un équilibre doit être maintenu pour préserver l’activité locale, les emplois et la compétitivité du pays.